Note de l’éditeur :

À n’en pas douter, les fantômes des grands maîtres se sont penchés sur son berceau : après des études musicales au conservatoire national de Montpellier couronnées par une médaille d’or, Pierre Créac’h, né en 1977, entre à l’École Supérieure d’Art Graphique de Paris et obtient cette fois un grade de Master. Il enseigne aujourd’hui le dessin dans cette même école.

Le Silence de l’Opéra est né de ces talents multiples. S’il est l’auteur et l’illustrateur de ce livre d’exception, il en a également conçu la bande-son en s’inspirant de la musique concrète dans laquelle toute source sonore (couac d’instruments, vocalises, bruits de porte…) Peut-être utilisée comme matériau musical et poétique. Le Silence de l’Opéra est son premier livre.


Note de l’auteur :

La voix de Jean Rochefort est accompagnée de bruits, d'ambiances sonores et de nombreux extraits d’opéras tirés du répertoire. Ces extraits sont agencés de telle sorte qu'ils sollicitent l'auditeur à s'intéresser à l'Opéra dans sa globalité et sa diversité. Ils sont souvent très courts, superposés, mêlés les uns aux autres.

En imitant le petit Louis (le protagoniste), le mélomane pourra jouer ˆ cache-cache en retrouvant de quelles oeuvres ces extraits sont tirés.
Quelques interventions musicales ont été composées spécialement (la musique des canards, le rock, le nouvel opéra du monsieur en noire).
Cette bande son vient colorer les dessins réalisés en noir et blanc avec cet outil bien connu des enfants et que j'aime beaucoup qu'est le simple crayon gris ; l'image en noir et blanc évoquant le monde du rêve.

L'histoire parle donc de l'Opéra et de son univers, mais elle parle aussi de l'éveille au plaisir de l'écoute. Le Silence de l’Opéra est, pour moi, une satire légère et poétique sur le monde si particulier de la musique. L'Opéra est un lieu privilégié d'écoute où le silence prend presque autant de valeur que les oeuvres qu'il accueille.